top of page

Neurodiversité : le mythe du collaborateur dans les normes coûte des millions aux entreprises

  • 22 juin
  • 3 min de lecture
Combien coûte l'absence d'aménagements dans les entreprises ?
Concevoir pour la moyenne, revient à ne concevoir pour personne.


En 1950, l’armée de l’air américaine fait face à un paradoxe inquiétant : les avions sont fiables, les pilotes sont triés sur le volet… et pourtant, les crashs se multiplient.


Les ingénieurs suspectent la mécanique. Puis la formation. Rien.


Alors ils se tournent vers un élément que personne n’avait remis en question depuis 1926 : le cockpit, conçu pour un pilote… moyen.


C'est là qu'un jeune lieutenant, Gilbert Daniels, pose LA question qui change tout : sur les 10 dimensions les + critiques pour piloter, combien de pilotes correspondent réellement à la moyenne ?


La réponse tombe.

Zéro.

Pas un seul.


Daniels venait de démontrer une vérité qui dérange encore aujourd’hui : concevoir pour la moyenne revient à ne concevoir pour personne.



Car dès qu’on impose un cadre unique, on oblige chacun à compenser pour y entrer.


L’armée a alors abandonné le cockpit standard pour des cockpits ajustables : sièges réglables, équipements adaptatifs, interfaces modulables.


Résultat :


- moins d’erreurs

- moins d’accidents

- plus de performance

- plus de sécurité pour TOUS les pilotes



70 ans plus tard, une revue scientifique (Brain Structure and Function, 2026) confirme un fait majeur : il n’existe pas de cerveau moyen. Pas une façon normale d’apprendre, de communiquer, de se concentrer, de raisonner ou de performer. Ce que nous appelons atypique n’est pas un écart à la norme. C’est la preuve que la norme n’existe pas.


La variabilité cognitive n’est pas une exception. C’est la condition naturelle du cerveau humain. Chaque personne traite l’information différemment, combine différemment ses forces, ses stratégies, ses modes d’attention.


Autrement dit :


Les profils dits atypiques ne sont pas des exceptions : ils sont la norme. Et c’est précisément pour cela que concevoir vos pratiques RH pour un collaborateur moyen revient à ne concevoir pour personne.


Pourtant, dans nos entreprises, nous continuons à fonctionner comme si un collaborateur moyen existait encore : - une seule façon de présenter un CV - un seul parcours valable - un seul type d’entretien - des missions standardisées - des outils standardisés - des attentes standardisées



Un cockpit unique dans lequel nous essayons de faire entrer tout le monde… alors qu’il ne convient à personne. Et c’est là que les premières fissures apparaissent :


- un candidat brillant échoue à l’entretien, vous pensez qu’il n’était pas prêt

- une recrue prometteuse décroche au bout de 3 mois, vous parlez d’erreur de casting

- un collaborateur solide se met en retrait, vous concluez à un manque d’implication


Ce que vous interprétez comme une limite individuelle est souvent… la limite de votre organisation. Et cette limite coûte cher : quand l'environnement demande un effort permanent d'adaptation, les collaborateurs :


- compensent

- s’épuisent

- participent moins

- prennent moins d’initiatives

- s’absentent

- se désengagent

- finissent parfois par partir



Le désengagement coûte déjà 14 840 € par an et par salarié (IBET 2024). Mais ce n’est que la partie visible : absentéisme, turnover, erreurs évitables, perte d’innovation, recrutement à refaire, équipes qui s’usent… c’est le prix réel d’un système conçu pour une norme qui n’existe pas.


La bonne nouvelle ? Mon métier, c'est l'inclusion des profils neurodivergents : autistes, DYS, TDAH. Et les aménagements que je conçois pour eux profitent à toute votre organisation. C'est le principe de la conception universelle. Le Lab'Atypik l'applique en entreprise depuis 10 ans.


L'énergie qui ne part plus dans la compensation revient ainsi au travail : plus de concentration, plus de créativité, plus de performance collective.

C'est l'objet de mes formations et accompagnements pour :

- les RH

- les managers

- les référents handicap - les CODIR qui veulent transformer durablement leur culture



Si vous voulez arrêter de perdre des talents, de l’énergie et de l’argent

Alors il est temps d’abandonner le cockpit standard et de concevoir des environnements où chacun peut réellement performer sans s’épuiser.


Contactez-moi pour construire ensemble un environnement de travail ajustable, durable et performant.

Béatrice Duka pour Le Lab'Atypik


Posts récents

Voir tout
bottom of page